Rio ne répond plus de rien

Carnaval de Rio 4Carnaval de Rio 3Carnaval de Rio 5Chaque année, le carnaval embrase Rio d’une fièvre qui dure une petite semaine.
Au sein du Sambodrome s’affrontent les meilleures écoles de samba du pays.
La ville, en fête, accueille 500 000 visiteurs étrangers par an, jusqu’à ce que le Gros Momo, roi du carnaval, rende les clés de la ville au maire, sous les yeux du Chris Rédempteur.

Ci-dessus: juste avant la parade, les écoles se regroupent et enfilent leurs costumes. Vient ensuite l’attente, avant d’entrer dans le Sambodrome, pour une dizaine de minutes de chant, de danse et de marche épuisantes.
Ci-dessous: en marge du concours de samba, les quartiers de Rio de Janeiro organisent chacun un Bloco. Il s’agit d’une parade à thème. Ici, le thème était celui de la « bite mole », regroupant une centaine de personne jusqu’à l’aube. Carnaval de Rio 1 Carnaval de Rio 2

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Retour sur le Carnaval de Rio, cette «joyeuse débauche» qui s’étale sur plusieurs jours

Chaque année, le carnaval de Rio réunit des centaines de milliers de touristes, venus assister aux défilés et à l’affrontement des meilleures écoles de samba. La ville merveilleuse se transforme alors en party géant, plusieurs jours durant. Une de nos collaboratices NIGHTLIFE.CA y était. Retour sur cette «joyeuse débauche».

Vendredi 17 février, Rio, 34°C. Au centre historique de la ville, les habitants de Rio et ses touristes se pressent dans les boutiques de tissus et costumes du quartier de Saara. Sur place, des dizaines d’échoppes renferment de quoi se confectionner à bas prix un fantasia (déguisement) pour le carnaval. À ma gauche, costume de Batman avec muscles en mousse, à ma droite, tissus en vrac et perles multicolores. Comment ne pas être émerveillé par ce décor, où des coiffes en plumes tombent du plafond.

Pendant ce temps-là, le maire, Eduardo Paes, donne le coup d’envoi des festivités en remettant les clés de la ville au Gros Momo, le roi du carnaval. Désormais tout est permis, Rio ne répond plus… de rien ! Pour preuve, ce soir-là a lieu un bloco (parade de rue); celui de –passez-moi l’expression- « la bite molle ». Des centaines de personnes se retrouvent sur les trottoirs du quartier d’Ipanema, suivant un char décoré d’un ballon phallique géant, à moitié gonflé, et accompagnant une bateria (orchestre) et ses jeunes danseuses. Au milieu des participants déguisés, accessoirisés ou à moitié nus, se faufile un homme, plateau à l’épaule proposant bières ou traditionnelles caïpirinhas, la boisson locale. Le bloco se prolongera jusqu’à l’aube, voyant ses fêtard se disperser peu à peu.

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